Par Maître GREBILLE-ROMAND

Si la notion de « vice caché » est connue du grand public, son application dans les détails l’est beaucoup moins.


La notion de vice caché est encadrée par le code civil en son article 1641 :

« le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise ou n’en aurait donné qu’un moindre prix s’il les avait connus. »

 

En premier lieu, le vice caché ne peut être caractérisé que par la présence de 4 conditions cumulatives.

Il faut tout d’abord que le vice soit inhérent à la chose vendue, et ne provienne pas d’un fait ou élément extérieur.

D’autre part, il faut qu’il y ait un défaut suffisamment important pour affecter l’usage normal du véhicule.

On dit que le vice rend le véhicule impropre à l’usage.

Cela doit donc correspondre avec un certain degré de gravité que l’utilisateur devra prouver.

D’autre part, le vice doit être caché, c’est à-dire non apparent et non décelable pour l’utilisateur non professionnel.

Le vice doit également être présent antérieurement à la vente, ce qui signifie que bien souvent, c’est un expert technique qui pourra déterminer si oui ou non tel est le cas.

Enfin, l’action en résolution de la vente, c’est-à-dire son annulation, doit être intentée dans un bref délai à compter de la découverte du vice, c’est-à-dire en pratique moins de deux ans, et dans le délai cumulatif maximal de cinq ans à compter de l’achat.

Ce dernier délai est le délai habituel relatif aux achats de meubles.

 

Retrouvez tous les articles de Maître GREBILLE-ROMAND sur notre site, dans la rubrique blog juridique, au lien suivant : https://www.automobileclubdenice.com/fr/blog-juridique