L’actualité du mois se focalise sur les grèves et blocages divers des métiers de la fonction publique.

Cela n’empêche pas le gouvernement de travailler en coulisse, et notamment sur la question des bonus et malus écologiques.                                                            

Des précisions ont en effet été apportées par une déclaration du ministre de l’économie le 2 décembre, portant sur un amendement à venir sur la programmation de la loi de finance 2020.

Ainsi, le bonus ne serait plus calculé en fonction du seul niveau de pollution, mais également eu égard au coût du véhicule.

Les primes seraient donc accordées de la manière suivante :

6 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique au prix inférieur à 45 000 € ;

3 000 € pour les modèles dont le tarif d’achat compris entre 45 000 et 60 000 € ;

aucune prime au-dessus de 60 000 € du prix d’achat.

Concernant les véhicules d’entreprise, un seul bonus de 3000 € serait proposé en tout et pour tout, mais cela n’est pas encore figé, d’autant plus qu’en 2022, des quotas de véhicules électriques seront imposés aux professionnels disposant de flottes.

 

Enfin, devrait également être prévu pour 2020 un déplafonnement du malus écologique 2020 allant jusque 12 500 € pour les véhicules dont les émissions sont supérieures à 172 g/km de CO2 (grille NEDC au 1er janvier 2020) et à 200 g/km (grille WLTP au 1er mars 2020).

Il serait également question d’un montant maximal qui pourrait finalement être augmenté jusqu’à 20 000 euros pour les véhicules les plus polluants selon une courbe de progressivité.

Donc au final, moins de générosité pour les véhicules écologiques et plus de sévérité pour les véhicules polluants, telles sont les réjouissances pour l’année qui s’annonce.

Si vous n’avez pas encore prévu vos cadeaux de Noël, vous seriez bien avisé de glisser dans votre hôte un bon de commande de voiture neuve année 2019.